
La RSE, c'est-à-dire la Responsabilité Sociétale des Entreprises, peut être définie par les différentes dimensions qu'elle cultive : environnementales, sociales, éthiques et mêmes économiques .
Elle naît dès les années 90 et se trouve être aujourd'hui la démarche nécessaire à appliquer au sein des entreprises pour assurer leur pérennité. Mais d'où vient-elle exactement et pourquoi est-elle devenue incontournable ?
Les questions environnementales ont une origine bien plus lointaine qu'il n'y paraît. Pour comprendre qu'est-ce que la RSE, il faut retourner en 1987 lors de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement organisée par l'ONU et s'intéresser à ce qui l'a initiée : le développement durable.
D’après la définition du rapport Brundtland, le développement durable correspond à “un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs".
Ce dernier repose sur 3 piliers fondamentaux afin d’être vivable, équitable et viable :

Ce sont l'ensemble de ces notions qui constituent et alimentent le développement durable. À la question "qu'est-ce que la RSE", il faut donc bien se familiariser avec le fait que cette démarche est née dans cet élan de prise de conscience collective sur l'importance de protéger et préserver notre planète.
La Responsabilité Sociétale des Entreprises s'affirme ainsi comme "l'intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec les parties prenantes", d'après la Commission Européenne.
Elle s'intéresse donc à la capacité de ces dernières à prendre en compte volontairement et/ou juridiquement en leur sein des enjeux sociétaux, environnementaux, économiques et éthiques. Cette prise en compte doit s'inscrire dans la stratégie et les pratiques de l'entreprise.
In fine, la RSE est l'application du développement durable et ses fondements en entreprise.
Comprendre qu'est-ce que la RSE, c'est comprendre qu'elle se retrouve dans beaucoup d'entreprises, parfois même de façon inconsciente pour les dirigeants.
On note qu'en 2020, 90% des dirigeants de PME/ETI françaises menaient des actions RSE alors qu'elles n'avaient aucune obligation de publier de rapport dédié. Cependant, ces actions ne sont pas toujours structurées : seuls 25% ont une démarche structurée avec un plan d'actions à court ou moyen terme. Source : Bpifrance Le Lab, "Une aventure humaine : les PME-ETI et la RSE" (2018).
Or l'engagement sociétal d'une entreprise est aujourd'hui plus que jamais nécessaire à sa survie.
"Consommer mieux" est le projet porté par vos parties prenantes. Il ne faut donc plus hésiter à entreprendre une telle démarche mais bien foncer, agir en faisant de la RSE la réponse à cette société en pleine mutation !
La Responsabilité Sociétale des Entreprises s'accompagne de deux notions fondamentales.
La première notion est la matérialité. Pour bien la comprendre, il faut distinguer deux approches.
Historiquement, on parle de matérialité simple, ou matérialité financière. Elle analyse comment les mutations de l'environnement (climat, raréfaction des ressources, attentes sociétales) impactent la santé économique et la valeur de votre entreprise. C'est une vision des risques subis.
Mais aujourd'hui, la démarche RSE exige d'aller plus loin avec la double matérialité. Elle complète la première approche par une seconde dimension indispensable : la matérialité d'impact. Il ne s'agit plus seulement de regarder ce que l'environnement fait à l'entreprise, mais aussi ce que l'entreprise fait à l'environnement et à la société.
La double matérialité est donc l'addition de ces deux faces : matérialité financière + matérialité d'impact. C'est cette vision à 360° qui constitue le socle d'une stratégie RSE sincère et robuste.
Le deuxième aspect, et non des moindres, concerne les parties prenantes de l'entreprise. Elles regroupent l'ensemble de ceux qui participent à la vie économique de l'entreprise (salariés, clients, fournisseurs, actionnaires), ceux qui l'observent (syndicats, ONG), et ceux qu'elle influence plus ou moins directement (société civile, collectivité locale) .

Il ne peut pas y avoir une démarche RSE structurée, solide et efficace sans prise en compte de la matérialité et des parties prenantes. Elles sont le ciment qui forge et alimente une telle démarche.
Pour qu'elle soit structurée et valorisée, la RSE doit s'appuyer sur des référentiels solides.
Il existe plusieurs outils pour vous guider :
Le choix du référentiel déterminera précisément le type de démarche employée.
Longtemps volontaire, la RSE s'est vue progressivement encadrée par la loi, notamment depuis l'essor du numérique en 2001 et la loi NRE.
Aujourd'hui, la réglementation s'accélère pour assurer la pérennité des entreprises et la transparence des informations. Des lois Grenelle à la récente CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) en 2024, les obligations de reporting extra-financier se renforcent.

Même si les TPE/PME ne sont pas toujours directement impactées par ces seuils, elles le sont indirectement via les attentes de leurs grands donneurs d'ordres ou les appels d'offres .
Comme le dit le dicton : "Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin". C'est pourquoi les entreprises ont besoin d'être accompagnées dans la structuration, la valorisation et l'animation de leur démarche RSE.
Chez Rupture Engagée, nous vous aidons à transformer ces contraintes en opportunités stratégiques.