La théorie du Donut revient régulièrement dans les discussions concernant la viabilité du modèle économique actuel. Mais que représente réellement cette théorie et est-elle vraiment la solution ? Cet article pourra vous donner des pistes de réflexion.
La théorie du Donut a été inventée par Kate Raworth, économiste anglaise, au milieu des années 2010. Son objectif en créant cette théorie était en premier lieu de trouver une solution économique viable pour éradiquer la pauvreté. Elle réfléchit alors à une théorie qui pourrait répondre à tous les besoins actuels de la société.
En effet, selon Kate Raworth, l’économie actuelle est basée sur la croissance et sur les PIB mais n’est plus viable. Son défi est donc de trouver une solution pour répondre aux besoins du présent sans compromettre l’environnement. C'est ainsi qu'elle a donc réfléchi à une théorie en imaginant les solutions à mettre en place pour adopter un modèle économique complètement différent du modèle économique actuel.
En imaginant sa théorie, Kate Raworth a identifié deux éléments importants :
Ces deux limites laissent, au milieu, un espace étroit qui correspondrait au fait de satisfaire les besoins des Hommes tout en respectant les écosystèmes et le climat global. La forme que représentent ces éléments s’apparente à celle d’un Donut, d’où le nom de cette théorie.

Kate Raworth a écrit un ouvrage sur sa théorie, intitulé “La théorie du Donut : l’économie de demain en 7 principes”. Mais alors, quels sont les 7 principes dont elle fait référence ici ? Il s’agit de principes simples qui ont pour objectif de modifier le fonctionnement économique actuel et se diriger vers un fonctionnement plus durable.
Les 7 principes de la théorie du donut sont les suivants :
En clair, ce que Kate Raworth avance dans sa théorie est le fait que les économistes doivent oublier le PIB comme seul référentiel mais bien avoir une vision plus globale et plus large, en intégrant les questions sociales et environnementales dans leurs réflexions. Cette théorie, née dans les années 2010, est plus que jamais d'actualité et peut représenter une véritable piste de solution pour la société.

Si vous souhaitez commencer votre transition vers une économie plus durable et plus respectueuse de l'environnement, nous pouvons vous accompagner dans le déploiement de votre démarche RSE.
Le numérique responsable est une démarche de sobriété dans un monde où les usages connectés s’accélèrent de plus en plus. Dans cet article, nous allons définir ce qu’est le numérique responsable et nous verrons comment mettre en place une stratégie de sobriété numérique en entreprise.
Avant de débuter, il y a quelques chiffres importants à connaître sur le numérique.
2,5% de l’empreinte carbone française (monde : 4%) est lié à la fabrication des équipements numérique.
Ces utilisateurs finaux comprennent :
Il existe 34 milliards d’équipements en service, contre seulement quelques centaines de millions de data centers. (source : Fresque du Numérique)
C’est ce qui explique la part importante de la fabrication de ces équipements dans l’empreinte carbone de la France. Il faut aussi savoir que la plus grande part de l’énergie consommée est pour l’utilisation finale (et non pas les data centers).
Il y avait 17x plus de trafic internet mondial en 2020 par rapport à 2010. (source : Fresque du Numérique)
Ce chiffre nous montre bien l’accélération des usages numériques dans le monde. 62% de l’humanité utilise internet.
Il y a plus de 50 métaux dans un smartphone. (source : Fresque du Numérique)
Il faut aller creuser dans les sols pour trouver ces métaux et utiliser beaucoup d’eau pour fabriquer les smartphones, ce qui crée un stress hydrique (lorsque les ressources en eau disponibles sont inférieures à la demande en eau). Nous pouvons aussi questionner les conditions humaines et sociales des travailleurs qui extraient ces métaux, souvent au péril de leur vie et pour des rémunérations dérisoires.
Pour fabriquer un ordinateur de 2 kg, il ne faut pas moins que 800 kg de ressources pour la fabrication. (source : Fresque du Numérique)
C'est la notion de sac à dos écologique (voir la partie "Qu'est-ce que le numérique responsable ?").
17% des déchets numériques sont collectés pour le recyclage au niveau mondial. (source : Fresque du Numérique)
En effet, il est très difficile de séparer tous les composants présents dans un équipement numérique. C’est comme si vous souhaitiez récupérer seulement un ingrédient dans une soupe ! De plus, la plupart des équipements numériques non utilisés dorment dans nos maisons et ne sont pas déposés dans des bacs de recyclage.
L’impact environnemental du numérique a un taux de 6 à 8% de croissance par an. (source : Sommet Virtuel du Climat édition 2023)
Ce taux sera multiplié par 3 d’ici 2050 si rien n’est fait.
Selon l’ADEME, la sobriété numérique est une “démarche qui consiste, dans le cadre d’une réflexion individuelle et collective, à questionner le besoin et l’usage des produits et services numériques dans un objectif d’équité et d’intérêt général. Cette démarche vise à concevoir, fabriquer et utiliser les équipements et services numériques en tenant compte des besoins sociaux fondamentaux et des limites planétaires”.
C’est donc une démarche qui vise à réduire l’empreinte écologique, économique et sociale du numérique. En effet, même si le numérique est souvent perçu comme quelque chose d'immatériel, il l’est beaucoup moins que ce que l’on pense en réalité. La fabrication des équipements numériques va demander beaucoup de ressources comme de l’eau, des métaux et des énergies fossiles. A cela s’ajoute la consommation en électricité de ces équipements.
C’est ce qu’on appelle le sac à dos écologique. Ce dernier mesure le poids des ressources naturelles qui ont été nécessaires à la fabrication d'une matière première ou d'un produit fini. Dans le cas d’un ordinateur de 2 kg, sa fabrication va nécessiter 800 kg de ressources en tout, dont 200 kg d’énergies fossiles, 600 kg de minéraux et plusieurs milliers de litres d’eau douce (source : Fresque du Numérique). Le sac à dos écologique existe pour tous les objets mais est très élevé pour les objets connectés. Le numérique est donc bien un usage matériel.
Source : Fresque du Numérique
Le numérique a également une empreinte sociale très forte. Comme nous l’avons dit précédemment, dans certains pays où les équipements sont fabriqués, les droits des travailleurs ne sont pas respectés. Il existe également une notion de fracture numérique, qui isole les personnes qui n’ont pas accès au numérique. Pour finir, le numérique est lié à des enjeux de santé puisqu’il peut affecter la santé physique et psychologique de ses utilisateurs.
Pour finir, le numérique répond à des enjeux économiques avec l’effet rebond. Les équipements sont moins robustes et plus abordables qu’avant, il va donc y avoir un effet de consommation très important. Cet effet va être accentué avec le phénomène d’obsolescence psychologique et le marketing qui pousse à acheter le dernier équipement à la mode.
Le numérique responsable a donc pour objectif de répondre à ces enjeux et de limiter les impacts de nos usages quotidiens.
La méthode ACT (Assessing Low Carbon Transition) repose sur 9 piliers :
ACT est une initiative lancée par l'ADEME dont l'objectif est d'aider les entreprises dans leur stratégie de décarbonation. C’est sur cette méthode que nous allons nous appuyer pour aborder la mise en place d’une stratégie de numérique responsable.
Pour n’importe quelle stratégie de sobriété, il est primordial de débuter en se fixant des objectifs de réduction. Cela peut être un objectif de réduction d’émissions, un objectif de durée de vie des équipements ou encore d’engagement de ses fournisseurs.
Un objectif doit être ambitieux, temporel et doit être défini dans un périmètre (scope). Pour une stratégie de sobriété numérique efficace, il est important de prendre en compte son impact amont (fournisseurs), mais aussi aval (clients, usages finaux, etc.).
L’économie de la fonctionnalité est un système en émergence qui consiste à vendre un usage plutôt qu’un produit. Il fait partie de la lutte contre l’obsolescence technique et psychologique qui accélèrent l’effet rebond.
Il existe des usages et technologies pour tendre vers cette économie, tels que :
Tous ces concepts sont basés sur la même idée : l’ouverture et la transparence pour lutter contre l’utilisation individuelle et l’obsolescence technologique et psychologique.
L’analyse du cycle de vie (ACV) est une méthode permettant de mesurer les effets de produits ou de services sur l’environnement. Elle va recenser et quantifier, tout au long de la vie des produits, les flux physiques de matière et d’énergie associés aux activités humaines.
Cette approche va donc permettre de connaître toutes les étapes du cycle de vie d’un produit et d’agir sur les étapes qui ont le plus d’impact :
Par exemple, si la fabrication d’un produit représente la plus grande partie de son impact sur l’environnement, il sera intéressant de réfléchir à un plan d’écoconception.

Source : ecoresponsable.numerique.gouv.fr
Il est important de bien choisir ses fournisseurs pour limiter son impact en amont. Voici quelques actions significatives à mettre en place pour une stratégie de numérique responsable :
Vous l’aurez donc compris, l’enjeu du numérique responsable est de taille et tout le monde est de la partie. Les entreprises ont un rôle à jouer considérable puisque l’usage du numérique au travail est désormais incontournable.
Vous souhaitez en savoir plus sur le numérique responsable ? Nous vous proposons d’animer la Fresque du numérique ou un atelier de sensibilisation au numérique responsable. C’est un très bon moyen de sensibiliser ses collaborateurs à ces enjeux cruciaux !
Le Bilan Carbone ® qu’est-ce que c’est ? Quelle est la différence avec un bilan GES ? Comment mettre en place une démarche Bilan Carbone ® ? Rupture Engagée et NO²W répondent à toutes les questions que l’on peut se poser sur la méthodologie Bilan Carbone ®.
Le bilan GES (Gaz à Effet de Serre) est défini par l’ADEME comme “une évaluation de la quantité de gaz à effet de serre émise (ou captées) dans l'atmosphère sur une année par les activités d’une organisation ou d’un territoire”.
Selon l’Association pour la transition Bas Carbone (ABC), le Bilan Carbone ® désigne “une méthode et des outils permettant à toute organisation de comptabiliser l’ensemble de ses émissions de GES et ainsi, prendre conscience de ses principaux postes d’émissions et de sa vulnérabilité énergétique”.
Mais quelle est la différence entre ces deux bilans ?
Tout d’abord, la différence repose sur le périmètre de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre. Le Bilan GES prend en compte 2 catégories (appelées SCOPE) : les émissions directes (issues de procédés industriels et agricoles) et les émissions indirectes liées à la consommation d’énergie.
Le Bilan Carbone ® quant à lui prend également en compte le Scope 3 qui concerne les émissions liées à l'utilisation des produits vendus, le transport amont et aval, le déplacement domicile-travail des collaborateurs, la gestion des déchets, etc. Ces émissions représentent près de 80% des émissions totales d’une organisation.

Le bilan GES, qui est obligatoire pour certaines entreprises, est donc un Bilan Carbone ® simplifié : il comprend les émissions directes et quelques émissions indirectes mais pas toute l’intégralité des émissions de GES.
De plus, contrairement au bilan GES, le Bilan Carbone ® est un outil de diagnostic destiné à quantifier l’intégralité des émissions GES définies par le GIEC. C’est une méthodologie officielle qui comprend des outils et une communauté engagée, et qui demande une formation officielle pour en être prestataire. Cette méthodologie rigoureuse et poussée est gage de qualité et comptabilise tous les gaz à effet de serre sous une seule et même mesure internationale : l’équivalent CO².
Il faut savoir que l’évaluation du Bilan Carbone ® est unique et adaptée à l’organisation dans laquelle elle est mise en œuvre. C’est également une méthode d’aide à la décision pour déterminer sur quelles émissions peut agir l’entreprise, sans déterminer un responsable.
La démarche Bilan Carbone ® va donc plus loin que le bilan GES puisqu’elle se base sur une démarche de concertation, co-construction et de réflexion stratégique.
Depuis une dizaine d’années, la réglementation concernant le Bilan Carbone ® a beaucoup évolué. La première est apparue en 2010 avec la mise en place des Lois Grenelles. Elle imposait aux entreprises de plus de 500 salariés d’effectuer un bilan GES sur les Scopes 1 et 2 tous les 4 ans (tous les 3 ans pour les collectivités territoriales), avec une amende de 1500 à 10 000€ en cas de non-respect (20 000€ en cas de récidive).
En 2020, l’article 244 de la Loi Finance 2021 a imposé, pour les entreprises de 50 salariés ayant bénéficié des aides du Plan de relance, une obligation de réalisation d’un bilan GES sur les Scopes 1 et 2.
Dans le cadre du “Fit for 55”, le plan européen pour la transition écologique, le Parlement européen a donné son feu vert à l’instauration de la toute première taxe carbone aux frontières au monde. Ce mécanisme consiste à taxer les émissions de CO2 des produits importés les plus polluants.
Pour finir, depuis le 1er janvier 2023, dans le cadre de la CSRD, la réglementation impose aux plus grosses entreprises de réaliser le bilan GES sur les Scopes 1, 2 et 3.
Nous assistons donc à une accélération des obligations réglementaires concernant les bilans GES, mais aussi un intérêt croissant pour le Scope 3 qui représente les émissions de gaz à effet de serre les plus importantes. C’est donc également un enjeu pour les petites entreprises qui ne sont pas encore soumises à des obligations.
Sur le sujet, l’Association pour la transition Bas Carbone (ABC) a affirmé qu’un “Bilan Carbone ® réalisé en quelques clics n’existe pas. Un bilan carbone orientant uniquement l’organisation vers des actions de compensation, encore moins !”
En effet, il faut faire attention aux calculateurs et aides à la collecte de données, des solutions qui ne se dispensent pas d’un consultant qui aura les compétences pour accompagner les résultats du bilan.
De plus, il existe des solutions de nature très hétérogènes qui se basent souvent sur le calcul et non sur la stratégie bas carbone qui va suivre pour réduire les émissions de l’entreprise.
Il existe 6 étapes à la méthodologie Bilan Carbone ® :
Si vous souhaitez mettre en place une démarche Bilan Carbone ®, nous vous conseillons de faire appel à un consultant pour vous accompagner sur l’ensemble de ces étapes.
Le coût de la mise en place d’un Bilan Carbone ® varie selon plusieurs critères :
Pour le financement, il existe plusieurs aides comme l’ADEME qui accompagne sur le bilan GES réglementaire, les audits énergétiques, et la stratégie bas carbone selon la méthodologie ACT ®.
L'ADEME et BPIFRANCE ont également lancé le Diag Décarbon'action pour subventionner le Bilan Carbone® des entreprises. Sont concernées les entreprises de moins de 500 salariés (ou 250 pour les personnes morales de droit public), qui ont au moins un an d'ancienneté, qui sont à jour de leurs dettes sociales et fiscales et n'ayant jamais réalisé de bilan GES.
Pour conclure, le Bilan Carbone ® est une bonne idée si le projet implique l’intégralité des parties prenantes et qu’il est étudié dans l’objectif de définir et mettre en œuvre un plan de transition associé. La comptabilité carbone ne doit pas être un simple calcul et ne peut se faire sans réelle ambition de réduction !
Vous souhaitez en savoir plus sur le Bilan Carbone® ? Voici le replay de notre webinaire sur le sujet !
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La RSE fait de plus en plus parler d'elle dans les entreprises, grandes ou petites. Mais que veut vraiment dire "RSE"? La RSE - Responsabilité Sociétale des Entreprises - peut être partagée en différentes dimensions : environnementale, sociale, éthique et économique. Elle nait dans les années 90 et se trouve être aujourd'hui la démarche nécessaire à appliquer au sein des entreprises pour assurer leur pérennité.
Il est important de parler ici de Développement Durable, car la RSE est concrètement l'application du Développement Durable en entreprise.
Les questions environnementales sont abordées depuis des décennies, mais pour ce qui est du Développement Durable, sa définition n'est faite qu'en 1987 lors de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement, organisée par l'ONU. Ainsi, dans le rapport Brundtland, il est défini comme "un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs".
Le Développement Durable repose sur 3 piliers fondamentaux, qui sont également primordiaux en RSE :

La RSE s'accompagne de deux notions fondamentales :

Il existe un référentiel tout à fait complet, concret et engageant de la RSE : La norme ISO26000.
En effet, la norme ISO 26000 est une norme internationale promulguée par l’ISO (Organisation Internationale de Normalisation) en 2010 qui permet d’assimiler le plus efficacement possible ce qu'est la RSE. Elle est l’idée que les entreprises, les organisations existent dans et par la société et qu’elles ont des comptes à lui rendre, qu’elles doivent être actrices à part entière du développement durable.
Pour cela, la norme apporte des lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale c’est-à-dire des recommandations afin d’aider les entreprises à définir les modalités d’intégration de la RSE au sein de leur organisation. Son objectif est clair : contribuer au développement durable !
A noter que cette norme est une norme non certifiable : On ne peut pas être certifié ISO26000, mais on peut suivre cette norme pour développer son engagement.
Cette norme est composée de 7 questions centrales, elles mêmes divisées en 36 domaines d'actions. Traiter chacun de ces points, c'est la promesse de déployer une démarche RSE globale, complète, et de confiance. En effet, l'ISO26000 ne met aucun thème de côté, et encourage les entreprises à s'engager sur tous ces différents aspects :

Maintenant que vous savez tout sur la RSE, vous êtes prêts à déployer votre démarche !
Une question ou une envie de se faire accompagner dans sa démarche RSE ? Contactez nous !
La RSE, ou Responsabilité Sociétale des Entreprises, fait référence à l'engagement des entreprises envers le concept de développement durable, donc la prise en compte de l’impact social, environnemental et économique de leur activité. Faire de la RSE c’est, en tant qu’entreprise, adopter des pratiques responsables et éthiques qui prennent en compte les intérêts des parties prenantes, notamment les collaborateurs, les clients, les fournisseurs, les partenaires et la société dans son ensemble.
La RSE s’appuie sur des normes internationales comme la norme ISO 26000, déclinée en 7 principes :

En RSE, on parle aussi de double matérialité. C’est une logique qui induit que, d’une part, une entreprise doit prendre en compte sa matérialité financière, donc ses performances et sa santé financières. D’autre part, l’entreprise doit prendre en compte sa matérialité environnementale et sociale, c'est-à-dire l’impact direct et indirect de ses activités sur l’Homme et l’environnement au sens large.
Chez les TPE et PME, la RSE n'est pas un principe obligatoire (sauf pour les PME cotées en bourse, ce que nous verrons juste après). Il n’y a donc aucune obligation légale qui impose à ces entreprises de mettre en place une politique éthique et sociétale. C’est pourquoi il est rare que les plus petites entreprises disposent d’un responsable RSE à temps plein.
En ce qui concerne la RSE, les TPE/PME font face à 2 challenges.
D’abord, les petites sociétés doivent structurer et formaliser leur démarche RSE. La plupart des entreprises font de la RSE sans le savoir, avec des valeurs d’entreprise bien définies et un management bienveillant. Mais cela ne représente pas vraiment une stratégie RSE, et l’enjeu est de transformer ces actions ponctuelles en une véritable démarche structurée, déployée et valorisée. Pour structurer une démarche RSE, il est d’ailleurs conseillé de se baser sur les 7 principes de la norme ISO 26000 qui reflètent bien tous les aspects de la RSE.
25 % des dirigeants de PME/ETI déclarent avoir une démarche RSE structurée autour d’un plan d’actions à moyen ou long terme
BPI France Le Lab, 2018
Nous avons également mis le doigt sur un autre challenge : valoriser et communiquer sa démarche RSE. Plusieurs raisons peuvent incomber les entreprises à ne pas communiquer sur leurs engagements : manque de ressources humaines, manque de structuration, peur d’accusation au greenwashing, etc.
C’est pourquoi les TPE/PME communiquent très peu sur leurs actions RSE, ce qui pourtant peut avoir de nombreux avantages pour une entreprise, ce que nous verrons juste après.
Mettre en place une stratégie RSE peut apporter à une entreprise des avantages financiers, sociaux et de pérennité. En voici quelques uns :
La réglementation liée à la RSE concerne de plus en plus d’entreprises dans le monde, et elle est à anticiper car l’adaptation à ces obligations de reporting comme la CSRD demande du temps. Pour en savoir plus sur la CSRD, consultez notre article dédié.
Au-delà des obligations, la RSE permet de prévoir les risques sociaux et environnementaux. Par exemple, si vous mettez en place une politique santé et sécurité, vous éviterez sûrement des accidents du travail ou des arrêts maladie qui peuvent coûter cher à l’entreprise.
Une stratégie RSE peut faire l’objet d’actions qui vont vous directement réduire vos coûts. Si vous mettez en place une stratégie de sobriété énergétique, vous allez réduire vos consommations et donc vos dépenses liées à ces dernières. C’est également le cas si vous placez le bien-être des collaborateurs au cœur de votre stratégie : vous observerez moins de turn over, moins d’absentéisme et plus de productivité !
Un des principes de la RSE est le dialogue avec les parties prenantes. En échangeant avec vos clients/ consommateurs, vous allez recueillir leurs avis, leurs attentes et leurs freins. C’est en co-construisant votre offre avec vos parties prenantes que vous allez réellement répondre à leurs besoins, et donc apporter une valeur ajoutée à votre entreprise !
L’image de marque est très importante pour la performance et la pérennité d’une entreprise. En vous engageant sincèrement pour des causes durables, vous allez considérablement améliorer la réputation de votre entreprise (si vous communiquez dessus de manière efficace). Cela peut devenir un véritable facteur de différenciation auprès de vos concurrents ! 97 % des français se disent prêts à boycotter des entreprises ayant des pratiques sociales ou environnementales destructrices (source : Sénat, 2020).
83 % des salariés indiquent avoir plus de plaisir à travailler dans leur entreprise si celle-ci déploie une stratégie RSE.
MEDEF, 2020
Un salarié qui se sent heureux au travail et aligné avec vos valeurs aura plus de chances de rester au sein de l’entreprise sur le long terme.
Impliquer les collaborateurs dans votre démarche RSE, c’est les faire adhérer aux valeurs de l’entreprise et les motiver à se responsabiliser. Mieux encore, cela peut créer une vraie cohésion autour d’actions éthiques et responsables.
La première étape pour construire une relation durable avec vos parties prenantes est de les identifier et les hiérarchiser. Cela va vous permettre, par ordre de priorité, d’entamer un dialogue avec elles et de construire une relation de confiance.
Les entreprises ayant une démarche RSE structurée voient leur performance globale augmenter de 13%
France Stratégie, 2016
Une démarche RSE structurée et suivie est rentable, et permettra à votre entreprise d'être plus performante, c’est prouvé !
En RSE, la réglementation se traduit par des obligations de publication de reporting extra-financier. Ces rapports annuels abordent les thématiques sociales, environnementales et de gouvernance sur lesquelles une entreprise met en place des actions.
Les sociétés cotées sur les marchés réglementés européens, à l’exception des micro entreprises (les entreprises qui ont un chiffre d’affaires inférieur à 700 000€ et moins de 10 salariés), sont concernées par ces réglementations. Les PME cotées sont donc soumises à la publication de rapports mais bénéficient d’obligations de reporting adaptées.
Pour ce qui est des entreprises non soumises à la réglementation, elles ont malgré tout intérêt à rédiger et publier un rapport RSE annuel. Le rapport RSE est une preuve documentée des engagements d’une entreprise. C’est également un support de communication efficace auprès des parties prenantes et des décideurs (actionnaires, investisseurs…).
Un autre aspect de la réglementation concerne toutes les entreprises : le devoir de vigilance. Ce devoir impose aux grandes entreprises donneuses d’ordre de prendre en compte l’impact social, environnemental et sociétal de leurs fournisseurs ou sous-traitants. C’est une obligation qui peut concerner les plus petites entreprises si elles sont en lien avec des sociétés plus grandes.
Pour mettre en place sa démarche RSE de A à Z, il faut passer par différentes étapes :



L’expertise Rupture Engagée, c’est accompagner les TPE et PME dans la structuration, le déploiement et la valorisation de leur démarche RSE.
Chez Rupture Engagée, nous accompagnons les entreprises à s'engager en confiance vers une démarche RSE unique, en co-construisant ensemble un projet sur mesure, concret, pertinent et performant. Côté méthode, nous nous basons sur les principes de la norme ISO 26000, organisée selon 7 principes : la gouvernance, les Droits de l'Homme, les relations et conditions de travail, l'environnement, la loyauté des pratiques et les questions relatives aux consommateurs. Concrètement, nous vous donnons les clés pour déployer votre stratégie et la faire vivre sur le long terme, en vous impliquant dans la construction de la démarche à travers des ateliers. L'objectif est de vous rendre autonome pour piloter votre stratégie.
Rupture Engagée propose un accompagnement complet pour permettre aux entreprises de déployer une RSE concrète. La plupart du temps, les entreprises pratiquent déjà la RSE mais ne savent pas par où commencer pour structurer et valoriser leur démarche. C'est là que nous intervenons ! Nous disposons d'une expérience en RSE de plusieurs années dans différents domaines d'activité. Nous nous adressons aux entreprises de toute taille, de tout secteur mais aussi de tout niveau.
Chez Rupture Engagée, nous nous entourons des meilleurs pour vous emmener le plus loin possible. C'est pourquoi nous sommes partenaires du label LUCIE 26000, et que nous sommes animateurs.rices de la Fresque du Climat, la Fresque du Numérique et l'atelier 2Tonnes ! Nos bureaux se situent à La Rochelle, mais nous nous déplaçons également pour accompagner nos clients au plus près dans leurs engagements et déployer une stratégie RSE au cœur de l'entreprise. Notre seule limite : nous allons là où le train peut nous emmener. Un trajet en avion est 45 fois plus polluant qu'un voyage équivalent en TGV, alors le choix est fait !
En France et dans le monde, il existe de nombreux labels dédiés à la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Pour rappel, la RSE est l’application des principes du développement durable dans le monde de l’entreprise. Pour en apprendre plus sur le sujet, consultez notre article dédié.
Qu’est-ce qu’un label RSE ? Comment choisir le bon label RSE pour son entreprise ? Voici un guide qui vous apportera toutes les réponses !
Un label RSE est une certification qui atteste des bonnes pratiques d’une organisation en RSE. Être labellisé RSE signifie qu’une entreprise est engagée dans des préoccupations sociales, environnementales et éthiques, et que ces engagements font partie intégrante du fonctionnement de l’entreprise.
Pour rappel, la RSE est synonyme de développement durable. D’après la norme ISO 26000, la RSE est articulée autour des 7 thèmes suivants :

La plupart du temps, les labels RSE sont attribués par des organismes indépendants qui vont garantir la transparence et l’impartialité de ces labels. Ils peuvent également être attribués par des associations liées au développement durable et à la RSE.
Les labels RSE se basent sur ce qu’on appelle un référentiel, un ensemble de critères précis et rigoureux qui vont déterminer le niveau de l’entreprise sur un des sujets de la RSE. Cependant, chaque label a ses propres critères et n’aura pas le même niveau d’exigence qu’un autre. Certains labels sont plus axés sur les pratiques environnementales, d’autres sur les engagements sociétaux, etc.
Pour obtenir un label, il faut être engagé dans une démarche d’amélioration continue puisque la plupart des labels imposent des audits de renouvellement plusieurs mois après l’audit initial, afin de conserver la certification.
Ainsi, pour résumer, les labels RSE sont des reconnaissances mettant en valeur les engagements sociétaux d’une entreprise et leurs bonnes pratiques, dans le cadre d’une démarche d’amélioration continue. Une entreprise labellisée RSE peut très bien perdre son label si elle n’est pas assidue dans ses actions !
Une entreprise (ou une organisation) peut avoir de nombreux intérêts à faire labelliser sa démarche RSE. Voici ces avantages :
Vous devez garder un élément à l’esprit. Obtenir un ou des labels RSE peut beaucoup apporter à votre entreprise. Cependant c’est le cas seulement si votre démarche est sincère et inscrite dans une démarche d’amélioration continue. Les labels n’ont un sens que si les entreprises qui l’obtiennent sont réellement engagées et se démarquent vraiment des autres.
Le label B Corp, ou B Corp Certification, est né aux États-Unis en 2006. Aujourd’hui, plus de 200 entreprises françaises sont certifiées B Corp et plus de 5000 dans le monde. En tout, ce sont 77 pays qui sont concernés par le mouvement.
La certification se construit autour de 5 piliers : la gouvernance, les collaborateurs, la collectivité, l’environnement et les clients.
Pour l’obtenir, il y a 4 étapes à parcourir :
Les normes de la certification B Corp sont définies selon les grandes lignes directrices internationales. Les standards du BIA s’inspirent d’organisations telles que la Global Reporting Initiative et IRIS, ou sur des référentiels tel que celui de la norme ISO 26000.
Il est à noter que les entreprises en création peuvent bénéficier du statut de « B Corp pending » en attendant de passer par le processus de vérification et d’audit dans un délai de 12 mois.

Le label LUCIE 26000 se base principalement sur la norme ISO 26000. Il est évalué par l’un des 4 organismes partenaires du label : Bureau Veritas Certification, Baker Tilly, RSEVAL ou CertUp Maïeutika.
LUCIE 26000 possède un référentiel rigoureux, décliné selon l’activité de l’organisation (TPE, collectivités, banques, organismes de formation…), ce qui rend l’évaluation pertinente et sur-mesure.
Concernant les étapes de la labellisation, en plus de l’audit lié au référentiel, un auditeur.ice réalise des entretiens avec les parties prenantes pour bénéficier d’un regard extérieur sur les pratiques RSE.
L’organisation obtient ainsi une note sur 1000, et obtient le label si sa note est supérieure à 500/1000. Cependant le label ne s’arrête pas là : l’entreprise bénéficie de pistes d’amélioration pour rester dans une démarche de progrès continu peu importe la note.
Une fois la note obtenue, l’entreprise doit définir un plan d'engagement à mettre en œuvre en fonction des recommandations, devant être validé par un comité de labellisation indépendant. Si c’est le cas, l’organisation est labellisée pour 4 ans et doit passer une évaluation de suivi au bout de 2 ans pour vérifier que le plan d’action est bien mis en œuvre.
Être labellisé LUCIE 26000, c’est donc assurer que l’entreprise est engagée sur une démarche long terme grâce à un plan d’action concret.

EcoVadis est une méthode d’évaluation RSE créée en 2007, qui vise à fournir une note globale de performance RSE. Elle évalue les actions déjà mises en place et fournit un référentiel pour s’améliorer et mettre en place une démarche RSE structurée. Attention, EcoVadis est une évaluation et non un label, elle n’est pas certifiante.
Le processus de notation se déroule en trois étapes :
En tout, l’évaluation concerne 7 indicateurs de management déclinés en 21 critères RSE. Il faut d’ailleurs savoir que chaque système de notation est différent car la méthodologie s’adapte en fonction de l’activité de l’entreprise, de sa taille ou de son lieu d’activité.
Le système de notation EcoVadis est basé sur le Pacte Mondial de l’ONU, les conventions de l’OIT (Organisation Internationale du Travail, les normes de la GRI (reporting de développement durable) ou encore la norme ISO 26004.

Le label Engagée RSE d'Afnor a été créé en 2007. C’est un label français dédié à la RSE, et il concerne déjà plus de 200 entreprises.
Pour être labellisé Engagé RSE AFNOR, il y a 3 étapes :
Une fois ces étapes passées, l’entreprise obtient un des 3 niveaux du label : progression, confirmé, ou exemplaire.
Le référentiel du Label Engagé RSE s’inspire des 17 Objectifs du Développement Durable des Nations-Unies. Il permet donc aux organisations, et notamment aux entreprises, d’obtenir un aperçu du niveau de contribution de leur démarche RSE à l’Agenda 2030.

Le label Positive Company a été créé en 2020, et est donc bien plus récent que les labels RSE énoncés précédemment.
La labellisation se déroule en 3 temps :

Il existe des labels RSE propres à certains secteurs d’activité. Voici quelques exemples :
L’avantage de ces labels RSE sectoriels est qu’ils s’adaptent aux spécificités de chaque secteur, ce qui rend la labellisation d’autant plus pertinente.
Les labels RSE thématiques concernent certains sujets précis de la RSE, comme par exemple :
Il est important de bien choisir son label RSE, mais ce n’est pas toujours chose facile. Souvent c’est un processus qui demande des ressources humaines et financières, il ne faut donc pas se tromper, d'autant plus que le label obtenu sera la vitrine de vos engagements.
Voici la marche à suivre pour bien choisir son label RSE :
Si les labels RSE permettent de valoriser l’engagement d’une entreprise en matière de responsabilité sociétale, il peut être utile d’avoir un outil d’évaluation en amont pour mieux structurer sa démarche.
L’Impact Score répond à ce besoin en offrant une analyse complète et gratuite de l’impact social, environnemental et sociétal d’une organisation. Co-créé avec les principaux référentiels RSE (Ecovadis, B Corp, AFNOR, Agence Lucie, Positive Company), cet outil permet d’évaluer une entreprise sur 100 points à travers 3 grands piliers :
En seulement deux heures, une structure peut ainsi identifier ses forces et axes d’amélioration avant de se lancer dans une démarche de labellisation.
De plus, l’Impact Score Wiki met à disposition plus de 100 fiches pratiques pour accompagner les entreprises dans leur progression. Un excellent moyen de structurer son engagement RSE avant de viser une reconnaissance officielle !
Chez Rupture Engagée, nous pouvons vous accompagner vers l'obtention d'un ou plusieurs labels RSE. La première étape consistera à réaliser un benchmark, afin d'identifier le label RSE le plus adapté à votre besoin et vos objectifs.
Voici quelques exemples d’accompagnement que nous avons réalisé :

Accompagnement EcoVadis pour notre client SEGEDE (médaille d'argent)

Aide pour l'obtention du Label LUCIE 26000, Groupe BMG

Audit auprès des magasins Intermarché et Bricomarché pour le label Commerçant Responsable

Audit RSE pour l'obtention du label Enseigne Responsable
Les indicateurs RSE de performance sont des valeurs très importantes pour la bonne mise en place d’une stratégie RSE. Découvrons dans cet article ce qu’est un indicateur RSE de performance, ainsi que 40 exemples d’indicateurs tirés du webinaire de Marion Martinez sur le sujet.
Pour rappel, la RSE c’est l’application des principes du développement durable en entreprise. Pour en savoir plus sur le sujet, nous vous invitons à consulter notre article dédié à la définition de la RSE.
Un indicateur RSE de performance est une donnée qui permet de savoir où en est une entreprise en termes de responsabilité sociétale. C’est un chiffre qui va permettre de mesurer la progression sur l’ensemble des thèmes de la RSE. Il est très important de définir des indicateurs de performance le plus tôt possible afin de suivre son évolution sur le long terme. Un indicateur RSE de performance doit être réévalué au minimum une fois par semestre
Les indicateurs de performance vont également permettre de communiquer avec transparence sur la stratégie RSE de l’entreprise. C’est un outil de crédibilité qui valorise des engagements sincères. Il existe des outils qui permettent facilement de suivre ces indicateurs, comme la plateforme Zei par exemple.
Pour récolter les chiffres liés aux indicateurs RSE, il faut se fier aux données internes de l’entreprise. Nombre de signataires d’une charte, données d’un questionnaire de satisfaction client, nombre d’arrêts maladie sur une année, etc. Certaines données nécessitent la mise en place d’actions, d’autres sont déjà disponibles comme les données RH par exemple.
Les indicateurs RSE de performance sont répartis en 7 thèmes selon la norme ISO 26000 :

Voici quelques exemples d’indicateurs RSE de performance pertinents pour l’entreprise :
Vous souhaitez en savoir plus sur les indicateurs RSE de performance ? Découvrez le replay du webinaire animé par Marion Martinez sur les 40 indicateurs pour mesurer votre démarche RSE.
La Corporate Sustainability Reporting Directive, ou CSRD, est une nouvelle réglementation extra-financière européenne. Son objectif est de coordonner le reporting de durabilité des entreprises européennes, avec des données ESG disponibles et pertinentes. Cette nouvelle directive répond notamment à une demande croissante des acteurs financiers, des consommateurs ou encore de la société civile.
La CSRD répond aux enjeux actuels de transition écologique et sociétale : on admet désormais que les entreprises ont un rôle à jouer et doivent répondre à des intérêts généraux, pas seulement privés.
Mais quelle forme prendra cette nouvelle réglementation ? Les entreprises devront publier leurs informations extra-financières dans un rapport unique (avec les informations financières), dans un format partagé. Un audit régulier et indépendant de ces informations sera obligatoirement effectué.
La CSRD s’inscrit dans une logique de double matérialité. Une entreprise doit prendre en compte la matérialité financière, c'est-à-dire la compréhension du développement, des performances et de la position de cette dernière. Mais elle doit aussi prendre en compte la matérialité environnementale et sociale, c'est-à-dire l’impact direct et indirect de ses activités sur l’Homme et l’environnement au sens large.
La Commission européenne a annoncé “les entreprises rendent compte non seulement des risques financiers auxquels les questions de durabilité pourraient les exposer (importance relative du point de vue financier), mais aussi de l’incidence de leurs activités sur la population et l’environnement (importance relative du point de vue de l’incidence)”. La CSRD doit donc être performante financièrement tout en maîtrisant l’impact de ses activités.
Les ESRS (European Sustainability Reporting Standards) correspondent à des normes et des indicateurs sur des critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance). Ils prennent donc en compte des éléments environnementaux (climat, biodiversité), sociaux (égalité Homme-Femme) et des Droit de l’Homme (les principes directeurs de l’OCDE).
Ces indicateurs concernent l’ensemble de la chaîne de valeur : les produits et services, l’approvisionnement et les relations commerciales. En effet, les entreprises sont également considérées responsables des impacts liées aux activités de sous-traitance ou à leurs fournisseurs.
Le champ d’application de la CSRD est élargi et davantage d’entreprises seront concernées par la réglementation. Seront soumises à la CSRD :

La mise en œuvre de la CSRD sera progressive. En 2025, les entreprises d’intérêt public (EPI) soumises à un marché réglementé et avec plus de 500 employés (plus les banques et assurances) devront publier leur reporting sur N-1 (donc sur l’année 2024). En 2026, les grandes entreprises (> 250 salariés, > 40M€ CA, > 20M€ bilan) devront également publier leur reporting sur N-1 (2025).
Ensuite, ce sont les PME cotées en bourse qui seront concernées par la CSRD en 2027 puisqu’elles devront publier leurs informations extra-financières pour l’année 2026. Certaines PME pourront néanmoins bénéficier d’exemptions jusqu'en 2028 si elles ne sont pas prêtes.
Pour finir, les succursales et filiales des entreprises hors Union européenne seront soumises à la CSRD à partir de 2028 également. Elles auront le droit à une consolidation jusqu’en 2030, c’est-à-dire que la maison mère nommera la filiale qui réalise le plus gros chiffre d’affaires pour consolider le rapport de gestion des autres filiales.

La CSRD va venir remplacer peu à peu la DPEF (Déclaration de Performance Extra-Financière). Pour rappel, à partir de 2024, la DPEF imposera la publication des informations extra-financières aux entreprises qui ont plus de 250 salariés, plus de 40 M€ de chiffre d'affaires et plus de 20 M€ de total du bilan.
La DPEF contribue aux objectifs environnementaux définis par l’UE, dans le cadre de la taxonomie européenne verte :
La CSRD, en remplaçant la DPEF, va donc définir le champ d’application de la taxonomie. Plus précisément, elle va définir quelles sont les entreprises concernées par les indicateurs de la taxonomie. Les indicateurs de la taxonomie ont d’ailleurs été réintégrés aux standards ESRS de la CSRD, afin d’uniformiser le reporting de durabilité.
Vous l’aurez donc compris, la directive CSRD arrive à grands pas et de nombreuses entreprises seront concernées. Il faut anticiper et bien s’y préparer, notamment en analysant la double matérialité de votre entreprise et en déployant des feuilles de route ESG et reporting.
Vous souhaitez en savoir plus sur le reporting RSE ? Découvrez notre article pour savoir quelles les entreprises doivent publier un rapport RSE annuel ?
Le rapport RSE annuel, ou reporting RSE, concerne de plus en plus d’entreprises de par son caractère obligatoire. Mais qu’en dit la réglementation ? Quelles entreprises sont concernées par l’obligation de publication d’un rapport RSE ?
Le rapport RSE est un document publié annuellement par les entreprises sur leurs engagements en matière de Responsabilité Sociétale. De manière générale, un rapport RSE annuel aborde les thématiques sociales, environnementales et de gouvernance sur lesquelles l’entreprise met en place des actions.
Pour rappel, la RSE correspond à l’application du développement durable au sein des entreprises. Pour en savoir plus sur le sujet, consultez notre article dédié à la définition de la RSE.
La publication d’un rapport RSE va avoir 2 avantages : les entreprises vont pouvoir mesurer leurs engagements avec des indicateurs précis et ainsi améliorer leur impact positif. Mais cela va également permettre de communiquer de manière transparente auprès des parties prenantes ou pour répondre à des appels d'offres. Ainsi, il sera plus facile pour un investisseur de connaître le degré d’engagement d’une entreprise et de mesurer les risques liés à un potentiel investissement.

Consultez le rapport RSE 2021/2022 de Rupture Engagée
Concernant le reporting annuel, les entreprises sont désormais soumises à la CSRD, une directive européenne visant à uniformiser et renforcer les obligations de reporting extra-financier des entreprises. Concrètement, elle a pour but de coordonner le reporting de durabilité des entreprises européennes, avec des données ESG (Environnement, Social, Gouvernance) disponibles et pertinentes.
La CSRD concerne les entreprises qui répondent à au moins 2 des 3 critères suivants (hors PME européennes et entreprises non européennes ayant une filiale en Europe) :

Lorsqu’il est obligatoire, un rapport RSE doit contenir les éléments suivants :
Pour rendre compte de l’impact de l’entreprise sur le changement climatique, le rapport RSE doit contenir un bilan carbone (bilan GES). Il va permettre de mesurer les émissions de gaz à effet de serre de l’entreprise, et donc sa contribution au dérèglement climatique. Pour en savoir plus, consultez notre page Bilan Carbone®.
Les entreprises qui ne sont pas soumises à la réglementation ont malgré tout intérêt à rédiger et publier un rapport RSE annuel. Le rapport RSE est une preuve documentée, concrète et fiable des engagements d’une entreprise. Nous l’avons dit précédemment, c’est un outil de communication efficace auprès des parties prenantes et des décideurs (actionnaires, investisseurs…).
Aujourd’hui, le devoir de vigilance impose à de nombreuses entreprises de prendre en compte l’impact social, environnemental et sociétal de leurs fournisseurs ou sous-traitants. Nous pouvons donc considérer que toutes les entreprises peuvent, et doivent être concernées par la RSE, quelle que soit leur taille ou leur chiffre d’affaires.
Il y a différentes manières de structurer un rapport RSE annuel. Pour les DPEF, le rapport doit contenir les informations énoncées précédemment. Si le rapport est indépendant de la réglementation, nous vous conseillons de travailler autour des 7 thèmes de la norme ISO 26000 :

Un bon rapport RSE doit avant tout faire preuve de transparence et refléter la sincérité de l’entreprise. Cela va passer notamment par des indicateurs chiffrés, des actions concrètes et des preuves.
Il ne faut pas hésiter à mettre en avant vos labels, trophées ou évaluations pour prouver la crédibilité et la fiabilité de vos propos. Il est également conseillé de bien soigner le visuel avec des images, des logos ou d’autres éléments graphiques. Un rapport RSE design et bien aéré sera davantage lu qu’un rapport trop chargé en texte.
Vous souhaitez en savoir plus sur la rédaction et la mise en page d’un rapport RSE ? Découvrez nos 6 conseils pour rédiger un bon rapport RSE.
Vous l’aurez donc compris, même si certaines entreprises ne sont pas obligées de publier un rapport RSE annuel, elles ont tout intérêt à le faire quand même. Si une entreprise est engagée sincèrement dans une démarche de responsabilité sociétale, le rapport RSE peut l’aider à communiquer dessus avec transparence et crédibilité.
Vous souhaitez de l'aide pour créer votre rapport RSE annuel ? Nous pouvons vous accompagner dans la rédaction et la mise en page d'un rapport structuré et pertinent !
Le rapport RSE, ou rapport de Responsabilité Sociétale de l’Entreprise, est un document publié par une entreprise (souvent annuellement) pour faire l’état des lieux de ses engagements sociaux et environnementaux.
Vous souhaitez en savoir plus sur la RSE ? Consultez notre article dédié.
A travers un programme, des actions, des résultats… L’entreprise va témoigner de sa stratégie en matière de RSE auprès de l’ensemble de ses parties prenantes.
Voici les 6 clés pour rédiger un rapport RSE efficace, pour valoriser votre stratégie RSE ou répondre à un appel d'offres !
Un bon rapport RSE doit être transparent, et doit refléter la sincérité de la démarche RSE d’une entreprise. Il faut y mettre en avant des chiffres et des actions, ainsi que des objectifs, avec des preuves.
Vous pouvez par exemple publier les chiffres de consommation d’énergie de votre entreprise, ou encore le pourcentage de fournisseurs locaux avec lesquels vous travaillez.
Exemple de bonnes pratiques : Le ScoreCard RSE

(Source : rapport RSE Mie Caline, lamiecaline.com)
Pour en savoir plus sur les indicateurs RSE, retrouvez notre article sur les exemples d'indicateurs RSE.
Le rapport RSE doit montrer concrètement les engagements de l’entreprise, sans “passer par quatre chemins”. Autrement dit, les bonnes pratiques de l’entreprise doivent être valorisées, ainsi qu’être lues et comprises directement par les parties prenantes.
Vous pouvez donc vous appuyer sur des labels, des trophées ou des évaluations pour mettre en avant le niveau de maturité de votre stratégie. Il peut également être intéressant d’intégrer au rapport une charte RSE ou un manifeste de l’entreprise.
Exemple de bonnes pratiques :

Source : rapport RSE EY (ey.com)
Pour être lisible et percutant, le rapport doit être structuré avec des axes. Cela va permettre d’améliorer la facilité de lecture du rapport, mais aussi prouver que votre stratégie est structurée et crédible.
Il y a plusieurs possibilités pour structurer son rapport. Vous pouvez par exemple travailler en 3 parties : engagements sociaux, engagements environnementaux, engagements sociétaux. Ou alors vous pouvez détailler davantage grâce aux 7 thèmes de la norme ISO 26000 qui sont les suivants :
Il est d’ailleurs vivement conseillé d’intégrer un sommaire au rapport.
Exemple de bonnes pratiques : le sommaire du rapport RSE 2021 de Rupture Engagée, basé sur les 7 thèmes de la norme ISO 26000

Pour donner envie aux parties prenantes de lire le rapport, ce dernier doit être clair et lisible. Il faut donc veiller à bien mettre en avant la charte graphique de l’entreprise pour que le lecteur puisse l’identifier rapidement. Ensuite, il faut aérer le document et ne pas mettre trop de texte. Pour finir, il est conseillé d’insérer des images, des graphiques et des visuels pour remplacer le texte quand c’est possible.
Exemple de bonnes pratiques : l’historique des actions de la Mie Câline (source : rapport RSE 2021 Mie Caline, lamiecaline.com)

Un bon rapport RSE doit être complet. En effet, c’est la synthèse de tous les engagements de l’entreprise. Il doit donc être argumenté de manière très complète, en n’oubliant aucun engagement ou action mise en place. Cela peut être déterminant si le rapport RSE est lu dans le cadre d’un appel d’offres par exemple.
Il faut donc donner des solutions concrètes aux enjeux sociétaux de l’entreprise, par exemple en y intégrant le bilan carbone de l’entreprise et le plan d’action pour améliorer les postes prioritaires.
Exemple de bonnes pratiques : la synthèse du bilan GES intégré au rapport RSE

Source : rapport RSE EY (ey.com)
Dernière clé, et l’une des plus importantes, il faut mettre en avant les parties prenantes dans le rapport RSE. Montrer que ce n’est pas qu’un document, mais bien l’engagement d’humains avec des valeurs. Le mot du dirigeant, l’histoire de l’entreprise, les témoignages des collaborateurs, des clients, des fournisseurs, des acteurs du territoire… Tous ces éléments apporteront sincérité et crédibilité à votre rapport RSE.
Exemple de bonnes pratiques : témoignage d'une partie prenante interne (source : rapport RSE 2021 Aldi Nord, aldi.fr)

Exemple de bonnes pratiques : témoignage d'une partie prenante externe (source : Rapport RSE 2021 Mie Caline, la miecaline.com)

Vous avez désormais les clés pour rédiger un bon rapport RSE ! Vous avez besoin d'aide pour la rédaction ou la mise en page de votre document ? Contactez-nous !
Vous souhaitez découvrir nos engagements RSE et consulter notre rapport RSE 2021-2022 ? C'est par ici !