"Numérique responsable : comment et par où commencer ?" le webinaire de Zei

Ce mercredi 20 octobre, Zei a organisé un nouveau webinaire dédié au numérique responsable. Il était animé par Valentin Bouteiller de chez Zei, accompagné de Bela Loto de chez Point de M.I.R. et Damien Cavaillès, fondateur de WeLoveDevs.

Le numérique responsable, qu’est-ce que c’est ?

Avant de commencer, il est important de rappeler la définition du numérique responsable, afin de bien comprendre le sujet et les problématiques de ce webinaire : “Le numérique responsable vise à réduire l’empreinte écologique et sociale des technologies de l’information et de la communication”.

Ce webinaire se veut introductif au sujet du numérique responsable, c’est pourquoi il apporte une vision globale des faits. Pour commencer avec quelques chiffres, le numérique représente, dans le monde :

  • 50 Milliards d’objets connectés en 2020
  • 281 Milliards d’emails envoyés chaque jour
  • 80% du flux d’internet sont des vidéos
  • 53 Millions de tonnes de déchets électroniques en 2019
  • 17,4% seulement de recyclage des déchets électroniques dans le monde 

L’impact du numérique en quelques chiffres

Pour avoir un aperçu de l’impact du numérique, il agit sur quatre points : sur le plan environnemental, sur le plan économique, sur le plan social et enfin sur le plan politique.

Pour faire un zoom sur le côté environnemental, ils se sont basés sur la récente étude “iNum”, qui regroupe des informations au niveau national, en France. Le numérique représente donc en France : 

  • 6,2% de la consommation de l’énergie primaire
  • 3,2% des émissions de gaz à effet de serre, ce qui équivaut environ à 6 km parcourus en voiture par Français et par jour,
  • 2,2% de la consommation d’eau, soit l’équivalent de 9 litres d’eau par Français et par jour,
  • Ou encore l’extraction de 4 Milliards de tonnes de terre.

Cette étude a également pointé du doigt le fait que ce qui consommait le plus d’énergie et de ressources, ce sont, de loin, les terminaux, à savoir les équipements que nous utilisons au quotidien (ordinateur, téléphone, montre connectée…). Et contrairement à ce qui peut être répandu dans l’inconscient collectif, les Data Centers ne sont pas ceux qui consomment le plus. Ils ont certes une (trop) forte consommation, mais tous les appareils électroniques que l’on utilise au quotidien en ont une plus grande.

Cette étude montre également que les impacts environnementaux principaux proviennent de la fabrication des appareils et, ainsi, leur utilisation à un plus faible impact.

De plus, il existe de lourds impacts sociaux, qui ne sont pas négligeables et qui doivent être pris en compte à chaque achat. Pour en citer quelques uns, le numérique entraîne le travail d’enfants dans les mines - environ 40000 enfants travaillent dans les mines de RDC pour extraire du Cobalt -, et par conséquent le non-respect des droits humains, mais également un haut taux d’illectronisme et une accessibilité non-systématique et souvent manquante sur internet.

Les solutions, selon 3 angles d’action

Suite à ces constats, il est important de trouver des solutions efficaces et durables. Trois pistes d’améliorations ont été développées.

Une première piste d’amélioration est d’agir sur les équipements : 

  • En s’interrogeant sur ses besoins : acheter un équipement à la juste puissance, c’est-à-dire ne pas acheter un équipement qui a une puissance plus élevée que ce dont il aura besoin pour l’usage qui en sera fait, réfléchir à des alternatives ;
  • En allongeant la durée de vie de ses équipements : acheter d’occasion, reconditionné, louer et faire réparer. A propos des appareils reconditionnés, Bela Loto a pointé le fait qu’il fallait faire attention à son effet rebond, qui entraîne un plus grand turn-over des appareils et la dépense de l’argent qui a été économisé dans d’autres biens...
  • En achetant des équipements reconnus pour leur durabilité : se tourner vers des marques éco-responsables, choisir des produits qui ont un moindre impact (produits labellisés, encre végétale, etc…)
  • En gérant la fin de vie des équipements de manière responsable : donner ses anciens appareils en état de marche à des associations, ou les déposer en points de collecte lorsqu’ils sont en fin de vie.

Il est aussi possible d’agir sur les services numériques :

  • En ayant recours à l’éco-conception des services numériques : travailler avec l’UX, l’UI, limiter le chargement d’objets lourds…
  • En utilisant des hébergeurs web responsables : des hébergeurs reconnus pour leurs engagements.
  • En rendant accessible ses services numériques : former ses collaborateurs et ses usagers, suivre les recommandations du RGAA
  • En pensant le numérique de manière éthique : limiter les leviers d’addiction - les notifications push par exemple -, soutenir les solutions Open Sources, respecter la RGPD

Et enfin, la troisième piste d’amélioration est le fait d’agir sur les usages :

  • En mettant en place des dispositifs pour favoriser les bonnes pratiques : organiser des sessions de sensibilisation au numérique responsable, limiter la taille des pièces jointes de mail, alléger les signatures de mails professionnels, privilégier le chat aux emails, passer les imprimantes en mode responsable
  • En partageant les bonnes pratiques en interne : couper les caméras pendant les visios - activer sa caméra utilise 1000 fois plus d’énergie que lorsqu’elle est coupée -, privilégier la wifi - filaire si possible - à la 4G, limiter les impressions, éteindre les équipements lorsqu’ils ne sont pas utilisés.

Le webinaire s’est terminé sur le retour sur l’enquête réalisée par WeLoveDevs auprès de développeurs web. Composée de 10 questions, elle avait pour objectif de déterminer si les développeurs sont heureux dans leurs vies professionnelles. Il en ressort donc que presque chacun d’entre eux ont eu une réelle prise de conscience sur leurs domaines d’actions et leur impact environnemental et social : “Mon secteur, c’est la pub, pas de quoi être fier !”...

Les prises de consciences peuvent donc surgir de tous les domaines professionnels sans exception, et chaque individu a le droit de se sentir en accord avec son écosystème professionnel.

Retrouvez le replay du webinaire en cliquant juste ici !

Zei et Rupture Engagée sont partenaires ! Zei est une plateforme de pilotage de ces indicateurs RSE. Pour obtenir une démonstration, et rejoindre Zei à des conditions avantageuses, n'hésitez pas à nous contacter.

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